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Les réfugiés de l’Île Beaubears (Boishébert)

paroles : D. Léger / musique : D. Léger / M. Robichaud

 

De 1756 à 1760, des centaines d'Acadiens, sous la conduite de Charles Deschamps de Boishébert, fuient la Déportation et trouvent refuge au Camp d'Espérance dans la baie de Miramichi. L'hiver de 1757-1758 est particulièrement meurtrier sur l’île qui porte aujourd’hui le nom anglicisé de l’officier Boishébert.

 

René LeBlanc dit à sa femme

« Il nous faut suivre Boishébert

Trouver un autre refuge Avant l’hiver

Sinon, nous risquons de subir

Le même sort que les autres

Joseph a vu des navires

Monter la côte »

 

Et la nuit tombe

Une larme tombe

Et la sueur tombe

Et la bruine tombe

Et la pluie tombe

Et l’averse tombe

 

On s’aventure dans les bois

Comme dans un champ de mines

Le Camp d’Espérance est au-delà

De la colline

Dans la baie de Miramichi

René LeBlanc dit à sa femme

« Donne-moi un baiser d’adieu

Pour dénouer le drame »

Et la tête tombe

Une larme tombe

Et les yeux tombent

Et l’amour tombe

Le tonnerre tombe

Et le silence tombe

 

Et le froid tombe

Et des larmes tombent

Et les flocons tombent

Et la neige tombe

Et la grêle tombe

Et le ciel tombe

Sur les réfugiés de l’Île Beaubears

 


             CHAVIRÉ

album cover

 




Productions Koonaky

Caisses populaires acadiennes

Musicaction

Nouveau-Brunswick