(auteur : Daniel Léger, compositeur : Christien Belliveau)
Y a grandi dans la Bible Belt
La messe tous les dimanches
Y entendait les chants d’église
qu’a bercé son enfance
Aujourd’hui il a été au Wallmarde s’acheter des cartouches
Il y a pété une coche
Il y a pété une coche
Il regarde le ciel avec son shutgun pis sa bible
Il y a pété une coche
Il y a pété une coche
Comment ça peut arriver ?
C’est ce qu’on dit à CNN
C’est pourtant un bonhomme
D’une bonne famille américaine
Il disait j’ai la NRA pis le bon Djeu de mon bord
Un morceau de plomb perce le coeur de l’Amérique
Le terroriste se nomme encore la Peur
Le réflexe ne doit pas être le doigt sur la gâchette
Plutôt le coeur sur la main
Les mains à la pâte
Aimer sans peur
Pour ranimer le coeur de l’Amérique
Il a tout l’temps haï les autres
Qui sont pas comme lui
On se demande si c’est sa faute
ou si c’est le monde d’aujourd’hui
Il dit je m’en vas au paradis parce que God is Love
(auteur: Daniel Léger, compositeur: Daniel Léger et Christien Belliveau)
Y s’tait batit une camp
en arrière de chu eux
C’était en hiver de 98
Cachée dans le bois
Tcheul bel endroit
C’était un spot qui faisait ben la hit
Y avait pas d’éctric
So on pissait dehors
C’était pas une question de vie ou de mort
Y en a qui venait là en Ski-doo
Pour faire tchuire du moose
sur le BBQ
À la camp à meoncle Fernand
À la camp à meoncle Fernand
À la camp à meoncle Fernand
C’était là le bon temps
Y avait le poële à bois
Qui était hot, pis y avait le fricot
qui bouillonnait dans le pot
Des reels de violon, Pis du vieux western
On chantait ça moi pis meoncle Fern
On jouait aux cartes, c’était comique
On était une gang de deux de pique
Aussi saouls les uns les autres
Autour de la table comme des d’apôtres
À la camp à meoncle Fernand
À la camp à meoncle Fernand
C’était là le bon temps
Pis y avait su’l wall
Une tête de chevreuil
Là youss qu’on hangnait les girlandes
Nous autres aussi on était hangnés
Loin d’être les plus beaux bucks au monde
On lisait les articles d’un Playboy
On faisait dur, on faisait de notre best
Pour séduire les jolies femmes
Mais y a personne qu’a vu des vraies fesses
À la camp à meoncle Fernand
C’était là le bon temps
(auteur: Daniel Léger, compositeur: Christien Belliveau)
T’es si hot avec ton chapeau de paille
Tes jeans, pis tes bottes de robber
On s’aime aussi fort qu’on travaille
J’ai tout l’temps su que t’es une keeper
t’es une keeper
Il faut qu’on sème, sème le grain
dans la terre noire avec passion
Semer comme on s’aime,
Il faut qu'on sème, sème le grain
dans la terre noire avec passion
Semer comme on s’aime
Les nuages gris arrivent enfin
Y a pas eu de pluie ça fait des jours
On épeure même l’épouvantail
Quand on se met à danser autour
Danser autour
On s’donne à la terre, ça poussera
On se donne des becs, ça ferra des ptits
On veut apprécier ce qu’on a
Une fois pour toute, feeler envie
Feeler envie
(auteur : Daniel Léger, compositeurs : Daniel Léger et Christien Belliveau)
Il se lève au petit matin
Avant que la lune s’endort
Il boit deux tasses de café
Ça y met le djable au corps
Il va pêcher des palourdes
Avec son grand rateau
Tu croirais penché de même
Qu’il aurait mal en bas du dos
Son bonheur à lui c’est
Les orteilles dans la vase
Y a les deux pieds groundés
Il se limite à l’essentiel
Il prêche la simplicité
Il dit toujours qu’la vie est belle
Il se donne pas de misères
Moi je veux être à l’image de mon père
Et quand arrive l’automne
Vient le temps des pommes
Il est fier de travailler
À les ceuillir dans le verger
Il les goute de temps à autre
Juste pour les savourer
Il les compare à l’amour
Rouges comme un doux baiser
Son bonheur à lui c’est ramasser
Une pomme à la fois
(auteur : Daniel Léger, compositeurs : Daniel Léger et Christien Belliveau)
Lee Huntington parle yink anglais
Sa mére a émmigré de l’Écosse
Nicole Surette est acadienne
Che eux y avait une bécosse
Lee Huntington est un bon djable
Il joue au pocker pis au hockey
Nicole Surette est un comme une sainte
A prie la Vierge Marie
À première vue ils sont différents
Lee Huntington pis Nicole Surette
Ils sont ensemble ça fait 20 ans
Ils mangeont dans la même assiette
Lee Huntington aime voyager
Il voudrait prendre pour le Sud
Nicole Surette est homebody
Elle aime ben ses ptites habitudes
Lee Huntington se couche tard
Il est boosté sur la caféine
Nicole Surette se couche tôt
Ça l’endort le vin d’Argentine
Lee Huntington n’a pas d’enfants
Mais il donnerait tout ce qu’il a
Nicole Surette est une grand-mère
On l’appelle Mère Theresa
(auteur : Daniel Léger, compositeur : Dillon Robicheau)
Jean- Baptiste est un paysan
Jean- Baptiste est un paysan
dans la lointaine Haiti
dans la lointaine Haiti
Un jour la terre a tremblé
Un jour la terre a tremblé sous ses pieds
Et il a même osé dire NO NO
NO à Mosanto
Jean-Baptiste est un révolté
Jean-Batiste est un révolté
Il rassemble les paysans
Il rassemble les paysans
Ils ont brulé la semance
Ils ont brulé la semance pour protester
Même s’ils avaient faim, ils ont dit NO NO
NO à Mosanto
Jean-Baptiste s’est tenu debout
Jean-Baptiste s’est tenu debout
Les paysans sont fiers de lui
Les paysans sont fiers de lui
Ensemble ils ont réussi
Ensemble ils ont réussi à se faire entendre
Changer le monde, et dire
No no no à Mosanto (x3)
(auteur : Daniel Léger, compositeurs : Daniel Léger et Christien Belliveau)
Y restait dans le bois le vieux Hippy
Une place nommée l’Hard time hollow
Dans les Blue ridge mountains de la Virginie
Yousse qu’on entendait ringer le banjo
Y faisait mal à personne avec son fusil
C’était pour épeurer les vilaines bêtes
Y avait bâtit lui même une sorte de logis
Loin de la société, y faisait à sa tête
C’était l’évangile selon Rusty
Un bon djable aux yeux d’un ange
Y avait l’allure d’un vrai hillbilly
Et la sagesse dans sa barbe blanche
Y était contre les valeurs américaines
Y trouvait qu’on avait tous détraqué
Que y avait pu rien qui valait la peine
Que les enfants d’asteur faisiont pitchés
Y était contre tout ce qu’est technologie
On allait plus du retchulant que de l’avant
Il disait qu’on était une gang de zombies
Qu’on était rendus esclaves de l’argent
(auteurs et compositeurs : Daniel Léger et Christien Belliveau)
Y a du monde qui danse malgré leur malchance
Y a du monde qui chante sans avoir honte
Y a du monde qu’est ben but y avont rien
Y a du monde malade, y avont pas de hardes
Ya du monde qui crie, qui sont en maudit
Y a du monde qui rit, parce qu’ils sont happy
Y a du monde qu’a soif, y’ont la dgeule sèche
Y a du monde qu’a faim pis y sont jamais malins
Moi je suis tout ça en même temps
l’homme à deux faces
Qui cherche sa place
Sous la crasse
Y a une beauté qui se cache
Y a du monde qui donne et qui pardonne
Y a du monde qui prend, y ont pas d’argent
Y a du monde qui boit, pis y ont pu de foie
Y a du monde qui fume, c’est yinke une brume
Y a du monde qui jure la face contre le mur
Y a du monde qui prie, qui parle aux esprits
Y a du monde qui court, qui cherche toujours
Y a du monde qui dort, qu’attendent leur mort
(auteur: Daniel Léger, compositeurs: Daniel Léger et Christien Belliveau)
J’entends encore Un train qui s’en vient
Cte chanson là que souvent j’écoutais
Sur un vinyl des années quatre vingt
J’aimais l’accent et le twang de Frank Maillet
Avant mon temps y avait le train de Bouctouche
Quand le chemin de fer passait sur ma rue
Chaque soir avant que le soleil se couche
J’imaginais que je sautais dessus
Le sifflement du train me hante depuis
Je feel desfois qu’il faut que je m’en aille
Encore une fois traverser le pays
Pour empêcher que ma vie déraille
Mon grand-père et mon père se sont plaints
D’avoir sacrifier leur vie au CN
Les trains c’était leur train train quotidien
Ils se disaient tout le temps être au dernier cenne
J’entendais les histoires du bas de la track
Le bootlegging et la sorcellerie
Des pêcheux de coques, des tireuses de cartes
et le train du djable qui roulait dans la nuit
Buche buche buche mon gars
Une corde par-ci une corde par là
Une paire de bottes, une paire de gants
(auteur: Daniel Léger, compositeurs: Daniel Léger et Christien Belliveau)
Je te reverrai un jour je sais pas quand
J’ai du chemin à faire
Je veux être libre
À l’aventure, seul avec moi-même
Le temps de penser à mes affaire
Je dois partir voir le monde
J’suis à la quête d’un équilibre
Je m’évapore comme la steam de mon café
J’prend une dernière drink d’une tasse à moitché vide
Je m’évapore comme la steam de mon café
j’feel juste que j’ai le tchoeur vide
Je voyage à pied
J’ai pas une cenne
Si j’attends d’être riche
Je serai jamais gone
Le bon moment
ne vient jamais
So je le prends
Ah pis de la marde
Je laisse tout ça là
J’veux vivre au présent
Suivre les outardes
où elles m’emmeneront
J’en ai eu assez
de suivre les autres
J’entends l’appel de la nature
Ceux qui l’écoutent sont heureux
La société fait le contraire
On en veut plus, C’est jamais assez
Le matériel ne peut satisfaire
(D. Léger / J. Robichaud)
Le whisky j'en ai bu
Et j'en bois encore
Pour tenter t'oublier
Étouffer tous les remords
J'ai tenté rire un peu
Avec mes amis intimes
Me remonter le moral
Mais après c'était la déprime
Mais dis-moi qu'est-ce que je dois faire avec le reste de ma vie
S’il y a plus de mesures temporaires
Pour que je puisse passer au travers
Mais dis-moi qu'est-ce que je dois faire avec le reste de ma vie
Si tu n'es plus là pour en faire partie
J'ai fermé mes paupières
Essayé de dormir
Mais tu es dans mes rêves
Et ça me fait autant souffrir
J'me suis sauvé très loin
Où y a pas de souvenirs
Ç'était bien pour un jour
Mais l'ennui m'a fait revenir